SNCF vs… SNCF
Il y a des jours où je suis particulièrement de bonne humeur et serviable, et ce matin en faisait partie. Rien n’allait arrêter ma bonne humeur de la journée (ça s’est relativement vérifié et je pense que mon nouveau poste n’y est pas étranger. Je me sens de plus en plus impliquée, c’est agréable…) !
Après avoir jeté vite fait un oeil aux écrans pour vérifier que le train était à l’heure, me voilà sur le quai… Et là , c’est (presque) le drame : quai plein à craquer. Ca se gâte, parce que je sais qu’un train doit passer 5 minutes avant, et vraisemblablement, ça n’a pas été le cas. Je pars en quête d’un écran qui fonctionne sur le quai (ce qui s’avère plus rare que ce qu’on pourrait penser), et constate qu’effectivement, non seulement le train de 9h07 n’est pas passé  (et je prends le mien à 9h12) mais qu’en plus, il a 20 minutes de retard (ça devient long pour attendre…). 3e donnée, le train de 9h12 est un train Bombardier, qui est minuscule…
Lorsque le train arrive, comme je commence à avoir l’habitude de le prendre, je tombe en face d’une porte. Là , un couple de personnes agées se trouve en face des portes et devant une multitude de voyageurs transformés en troupeau bête et indiscipliné… Le monsieur est plus débrouillard que la dame, qui lui dit “je suis là , vas-y”, et je me dis que si je ne la laisse pas passer, personne ne le fera donc me voilà limite à faire barrage de mon corps entre mémé et troupeau. Elle, contente et me remercie. La voilà qui va dans le wagon, et il y a un autre sas, dont la porte se referme quasiment sur elle. Au lieu d’appuyer sur le bouton, qu’est-ce qu’elle fait mémé alors que ça pousse derrière ? Et bien elle laisse la porte se fermer et regarde le phénomène d’un air complètement désespéré. Donc moi de tendre mon bras de gibbon et d’appuyer sur le GROS bouton qui clignote vert. Elle se retourne et me fait un petit sourire contrit avant de se précipiter vers Pépé qui a réservé 2 places au péril de sa vie depuis 3 plombes et demie. En attendant, eux et moi nous offrons un voyage en première classe, moi toute seule sur mon fauteuil, sans personne ni à côté ni en face. Le souci, c’est que comme prévu, le train s’avère BEAUCOUP trop petit pour le nombre de voyageurs, et déjà à Creil, certains sont debout, donc quand on arrive à Chantilly et à Orry… et bien les gens sont bien tassés, s’entraînant à rentrer le ventre pour leur arrivée à Paris et leurs correspondances en métro. Evidemment, ça rale un peu et d’un seul coup, qui remarque t-on qui s’était fait très discret dans le wagon ? L’homme à l’uniforme Lacroix, le passe-nerfs préféré de l’usager énervé, le roi du micro réglé trop fort, à savoir… le contrôleur. Et bien je vous le donne en mille, qui est le plus énervé du wagon ? L’homme de la situation ! Qui se met tout de même à distribuer des lettres de réclamation qu’il a piqué sur un bureau et qu’il ne reste qu’à remplir aux usagers ! Au passage, il nous apprend qu’une rame de ce train contient 350 voyageurs. Sachant que 2 de ces rames sont mises bout à bout, il y a 700 places dans le train, contre 1300 pour les autres rames (celles à 2 niveaux). Forcément, ce n’est pas tout à fait pareil… Donc, pour l’engagement de ce contrôleur, qui en a assez de faire des rapports qui restent sans réponse, qui aident les voyageurs, fait partir le train sans autorisation (train surchargé = danger), j’ai décidé que j’allais moi aussi faire une réclamation, si je trouve l’endroit où le faire sur le net.
En attendant, je ne peux m’empêcher de me poser la question, combien Bombardier a pu payer pour que ces trains contenant 2 fois moins de monde que les autres, confortables (quand on est assis) mais surchauffés, soient préférés à nos trains Corail ou à ceux à 2 étages…
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