Pas inspirée… quoique !
En week-end en Lorraine, et mon premier article sur Bruxelles étant à moitié écrit, mais resté coincé dans Outlook (oui, j’ai oublié de me l’envoyer), je doutais avoir de l’inspiration pour tout de même poster quelque chose, mais au final, et bien je crois avoir trouvé. Je vais parler d’un livre que j’ai mis des semaines à lire tellement au bout de 3 pages, je sombrais dans un sommeil qui me portait soit jusqu’à la gare du nord, soit jusqu’à Creil selon le sens dans lequel j’allais (je ne lis quasiment que dans le train, donnée importante… Donc, si un livre m’endort, il en fait des trajets, surtout que je déteste arrêter ma lecture, je me dis toujours, et si les deux dernières pages étaient plus intéressantes que le reste ? En fait, ça marche rarement mais je persévère…)
Revenons-en donc au dernier livre en date (je suis actuellement en train de lire Un dernier verre avant la guerre de Dennis Lehane, dont je parlerais une fois fini, ce qui ne devrait pas prendre trop de temps), à savoir, L’histoire de Pi, de Yann Martel. Nous l’avions emprunté à la bibliothèque après avoir pioché dans notre 90 Livres cultes à l’usage des gens pressés dont j’ai déjà parlé. L’auteur est québecois, le héros pas du tout. En fait, il est indien, ses parents tiennent un zoo près de Pondichéry. Toute la famille décide de partir au Canada, avec quelques animaux qu’ils n’ont pas réussi à faire reprendre sur place. Malheureusement, le cargo sur lequel ils sont embarqués fait naufrage, et le narrateur, Piscine Molitor de son prénom, dit Pi, se retrouve seul sur un canot de sauvetage avec… un tigre du Bengale. Il survivra pendant 227 jours avec son tigre, en utilisant les moyens du bord. C’est ce qu’il raconte pendant le livre, avec ses réactions, celles du tigre, la façon dont il appréhende chaque journée, et ses réflexions religieuses (car le personnage est à la fois chrétien, hindou et musulman). Alors que certains ont crié au récit initiatique génial, au roman d’aventures digne de Robinson Crusoé, je me suis ennuyée… comme souvent lorsque j’ai entamé des livres que je nomme “Man vs Wild”, type Robinson Crusoé, le Vieil Homme et la Mer, ou, un peu plus vers le nord, Croc-blanc par exemple… ou, pour le côté initiatique, l’Alchimiste, Candide etc.
Je reprends le cours du message, même si je ne suis plus en Lorraine… Où en étions-nous ? Ah oui, ces récits de l’homme en lutte contre les éléments, ou contre un animal, ou essayant de survivre dans une nature hostile à la seule force de son ingéniosité… et bien je n’aime pas, c’est souvent long, répétitif, et malgré toutes les aventures auxquelles ils peuvent être confrontés, je trouve en général ça plat et… j’ai déjà dit répétitif ?
Après, il en faut pour tous les goûts, donc à recommander aux amateurs du genre… Mais pas aux gens qui aiment les relations entre les personnages, les intrigues qui évoluent assez rapidement… ni les récits qui permettent de découvrir un lieu, un pays, des coutumes, une partie historique…
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